Rôles et effets des médias québécois : chiens de garde de la démocratie ou quatrième pouvoir?

La place qu’occupent les médias dans une société démocratique révèle la santé de celle-ci. Dans le contexte québécois, plusieurs points de vue divergent sur le rôle et les effets des médias. Les journalistes contribuent-ils à forger l’agenda politique? L’actualité politique est-elle créée par les politiciens? Quelles sont les relations entre ces deux acteurs. De quelle façon les médias contribuent-ils à déterminer la course des événements? S’agit-il d’une « démocratie médiatisée » tel que le soutient Denis Monière? Quelle est la part de responsabilité des médias dans cette crise du politique que semble connaître la plupart des démocraties occidentales?
La construction de la réalité
La mise en forme de l’information
Dans un premier temps, il est nécessaire de comprendre le rôle des médias dans la mise en forme de l’information et donc dans la représentation de la réalité. L’influence médiatique sur l’opinion publique est majeure « parce qu’elle détermine le contenu des nouvelles, et constitue la lentille à travers laquelle les citoyens forgent leur savoir, leur compréhension du monde et leurs conviction » (Jamieson, 2003 : xii, notre traduction).
En plus de la construction de l’actualité politique, la façon dont les journalistes relatent l’information influence l’opinion publique ainsi que la prise de décision : « les journalistes contribuent à modeler la compréhension et l’opinion publique en déterminant ce qui est important et ce qui ne l’est pas, ce qui doit être débattu et ce qui est sans intérêt, ce qui est vrai et ce qui est faux. Il peut être difficile pour le public d’extraire et d’établir des liens entre des faits, particulièrement dans un contexte où les nouvelles sont rapportées par des politiciens ou des groupes d’intérêts qui sélectionnent quelques bribes d’information et en éliminent d’autres » (Jamieson, 2003 : xiiii, notre traduction).
Denis Monière, professeur de science politique à l’Université de Montréal, poursuit en ce sens : la télévision « ne transmet pas simplement des connaissances sur ce qui arrive, elle ordonne et structure la perception de la réalité politique en déterminant ce qui est important et ce qui ne l’est pas » (1999 : 10). Cette observation peut même s’appliquer à l’ensemble des médias. Et il poursuit plus loin : « l’information, contrairement à ce que laissent croire le mythe de l’objectivité et la métaphore du miroir, n’est pas un pur reflet de la réalité. Elle est construite en fonction de jugements de sélection et de critères de hiérarchisation qui déterminent ce que l’informateur estime digne d’être rapporté et intéressant pour le public » (1999 : 12)
Les médias en temps de crise
La façon dont les médias américains ont traité le 11 septembre démontre bien qu’en temps de crise, les médias peuvent mettre de côté les règles éthiques de leur profession et sombrer dans le patriotisme. Les crises politiques permettent de mettre davantage en lumière le rôle des médias au sein de la société : « en temps normal, les médias peuvent passer inaperçus et se conduire comme s’ils étaient parfaitement intégrés au tissu social, même s’ils s’attirent à l’occasion des critiques sévères; mais en temps de crise, ils s’animent de façon différente et acquièrent en quelque sorte une autonomie propre qui se découvre soudainement. La crise laisse transparaître un nouveau visage des médias. Ceux-ci n’échappent pas à l’excitation que provoque la crise. Une société en crise crée aussi une crise des médias » (Dagenais, 1993 :57).
Ainsi, un des effets majeurs de la sélection par les journalistes des faits composant la nouvelle est la construction d’une réalité influençant l’opinion publique. Regardons maintenant dans la pratique la façon dont l’information s’échange entre les journalistes et les sources.
Les relations entre les journalistes et les politiciens
L’actualité comme terrain de négociation
Sur la question des rapports entre médias et acteurs politiques, Jean Charron, professeur au département d’information et de communication de l’université Laval et spécialisé sur la question des médias au Québec, a analysé dans son ouvrage intitulé « La production de l’actualité » la façon dont la nouvelle se construit sur le terrain. Postulant qu’il s’agit d’une « construction symbolique a laquelle participent des acteurs dont les intérêts sont partiellement opposés et partiellement convergents », l’actualité politique est vue par l’auteur comme « le résultat d’échanges, de négociations, de tractations entre des sources d’information politique et des journalistes » (1994 : 10). Ce lieu de médiation entre gouvernants et gouvernés sera donc un enjeu majeur, une source de conflits potentiels alimentée par les différentes luttes et influences.
Des liens d’interdépendance
Aussi, on constate que les journalistes et les acteurs politiques sont interdépendants. En effet, le journaliste a besoin d’avoir des sources d’information afin d’exercer son métier, l’homme ou la femme politique a besoin des médias pour informer la population de ses projets, de ses actions. Autant les gouvernants veulent contrôler cette construction de l’actualité politique, autant les journalistes cherchent à garder leur autonomie. Pour Charron, le constat est clair : les politiciens visent à entretenir la dépendance des journalistes, ceux-ci chercheront à se débarrasser de la mainmise des sources politiques. Il s’agit donc, selon Charron, du conflit de deux légitimités qui s’affrontent.
Afin de maintenir cette dépendance, différents moyens seront utilisés. Dans un premier temps, une source politique qui veut faire passer son message et lui donner davantage de valeur aura tout intérêt à mettre cette information en forme selon les critères existants dans le milieu journalistique. Autre tactique utilisée - allant de pair avec la première - est celle de susciter l’intérêt du journaliste en lui permettant d’obtenir une information à coût moindre (économie de recherche, de sollicitation de contacts, de validation d’information…). Cette manœuvre n’est pas sans orienter le travail du journaliste puisque celui-ci n’aura qu’à effectuer la mise en forme finale d’une information qui lui a été transmise… à l’avantage de la source bien sûr. Troisième manœuvre : la source politique tentera de bloquer l’accès aux sources concurrentes par une dévalorisation ou un traitement plus exigeant de l’information fournie par celles-ci. Au sein du système politique, les hommes et femmes politiques vont chercher à contrôler l’information en s’assurant du silence des fonctionnaires, de l’évacuation minime de fuites, de la mise en place d’un régime du secret, de l’absence d’exposition publique de conflits internes et de l’image de solidarité.
Toutefois, ce contrôle ne sera jamais total et les journalistes sauteront sur les occasions de réduire leur dépendance face aux sources politiques. On constate que, sur le terrain, les journalistes ont tendance à être en groupe et à s’entendre sur ce qui fait la nouvelle. En effet, au pupitre, ce que les concurrents vont écrire est extrêmement important. Une certaine forme de collectivisation de la décision sera effectuée. Aussi, comme les textes de la Presse canadienne sont envoyés à tous les médias avant la publication, les pupitres les utilisent comme référence afin d’évaluer le travail de leur journaliste. S’il y a un décalage entre le texte de leur journaliste et celui de la Presse canadienne, le premier devra fort probablement « s’ajuster » afin que le média ait la même nouvelle que les concurrents. Il en résulte des bulletins d’information et des journaux qui sont de plus en plus semblables quant à leur contenu. C’est la diversité de l’information qui s’en trouve une fois de plus réduite.
De plus, comme la scène politique québécoise est un milieu relativement petit, les journalistes et les politiciens finissent par se connaître et développer des relations plus que professionnelles. Des informations sont donc susceptibles d’être échangées malgré le fait qu’une limite demeure : le journaliste tend a entretenir sa méfiance face aux politiciens et ceux-ci réussissent rarement à faire oublier leur profession au journaliste. Sur la question de la méfiance, soulignons que la plupart des journalistes politiques rencontrés par Charron dans le cadre de son enquête lui ont affirmé leur méfiance face aux élus. Présentés comme des adversaires malhonnêtes, les journalistes considèrent les personnalités politiques suspectes, croient que leurs déclarations publiques cachent quelque chose, que leur image publique est construite, que leurs promesses sont passagères. Dans cette perspective, ils affirment que leur rôle est de mettre en lumière les affirmations des politiciens et de rappeler les promesses faites par ceux-ci. Cette perception teinte les articles ou les reportages et, selon Charron, les journalistes en tirent profit puisque « cette dévalorisation du discours politique défini comme « mensonge » contribue à la valorisation du journalisme politique en le définissant comme recherche de vérité » (1994 : 230).
Dans ce lieu de médiation et de négociation, l’attaché de presse jouera un rôle important qui sera principalement de transformer une relation potentiellement conflictuelle entre le journaliste et le politicien en relation coopérative. Toutefois, dans la réalité, rares sont les attachés de presse qui passent pour crédibles aux yeux des journalistes et se révèlent être de véritables négociateurs étant donné les difficultés reliées aux tâches et à la centralisation des décisions.
Quant aux stratégies utilisées par les journalistes, elles sont avant tout défensives c’est-à-dire qu’elles consistent à ne pas se faire utiliser par les politiciens et à garder une certaine autonomie. Ils cherchent à se dégager de l’emprise des sources politiques en prenant un certain recul face aux informations et en mettant en commun les ressources entre les journalistes parlementaires. De plus, ceux-ci cherchent à élargir le champ d’information et de négociation avec d’autres sources politiques. Cette dernière alternative comporte toutefois certains dangers, soit celui de ne trouver aucune information pertinente ou encore de mettre la main sur un scoop avec lequel le journaliste devra composer, même en risquant d’être mal informé. La façon dont fonctionne le système médiatique fait en sorte d’amener les journalistes à se contenter d’avoir un relatif regard critique face aux sources politiques officielles. En effet, le peu de temps disponible leur permet difficilement de dépasser la rhétorique gouvernementale.
Des sources d’information plus importantes que d’autres
Un autre problème pointé par Gingras et Charron est la façon dont les journalistes hiérarchisent l’importance des sources d’information en se fondant « sur l’idée que certains lieux, presque seulement ceux-là, sont d’intérêt public; on ne juge pas les informations pour leur substance, mais en fonction de leur lieu de provenance » (Charron, 1994, 245). Ainsi, une rumeur concernant un ministre risque de recevoir beaucoup plus d’attention qu’une conférence de presse organisée par une groupe communautaire. Un tel constat nous amène à nous questionner sur l’accessibilité à la sphère publique par la société civile (voir le dossier Effets et enjeux de la concentration des médias au Québec).
Alors que les sources politiques essaient de maintenir les journalistes dans la dépendance par des actions stratégiques, les journalistes viseront à se dégager de l’emprise de ces stratégies de dépendance afin de se créer une certaine marge de manoeuvre. Ainsi, des deux côtés, on affirme que l’autre possède davantage de pouvoir; les journalistes croient que les sources possèdent le contrôle de l’information et les élus croient que les journalistes possèdent le contrôle de la médiatisation de l’information. Cependant, on constate que bien que la négociation soit chaude, le mode de production journalistique confère aux politiciens une position avantageuse dans cette lutte. Ainsi, « c’est par les événements de l’actualité politique que s’élabore et se codifie le discours politique, et c’est à travers une traduction journalistique que ce discours retourne à la société pour atteindre finalement ceux à qui il est destiné » (Charron, 1994 : 358).
L’ère de la médiacratie
Dans ce contexte où le rôle des médias est incontournable, le visage de la démocratie tend à changer. Selon François-Henri de Virieu, journaliste français et présentateur d’émissions politiques, « nous quittons sans nous en rendre compte, l’âge de la démocratie représentative avec ses députés élus au suffrage universel et nous entrons, sans le vouloir mais pour longtemps, dans un nouvel âge de la démocratie, à la fois fascinant et inquiétant : la médiacratie» (1990 : 13). Qu’est-ce que la médiacratie? « Sur le plan politique, on peut la définir comme une sorte de régulation de l’action par l’opinion publique relayée par les médias, un nouvel âge d’une démocratie dans laquelle il n’y aurait pas vraiment d’alternance des partis au pouvoir mais seulement survivance plus ou moins active d’une pratique devenue sans objet » (Virieu, 1990 : 27).
Pour l’auteur, la place des médias dans la sphère publique est devenue telle qu’ils constituent le quatrième pouvoir. En effet, « […] les médias ne sont plus de simples collecteurs, trieurs, transporteurs et diffuseurs d’information. Ils constituent par leur existence même, par l’étendue de leurs performances, un nouveau principe organisateur de notre vie sociale. Ils doivent être analysés pour ce qu’ils sont : une réalité sociale qui tout à la fois prolonge et renforce les pouvoirs antérieurs, perturbe leurs relations traditionnelles et donne un poids considérable à de nouveaux acteurs. Les différentes opinions publiques et les médiateurs professionnels détrônent de façon cruelle les experts, les intellectuels et les politiques » (Virieu, 1990 : 19).
Le mythe des sondages
Un outil de gestion d’opinion publique
Dans cette société fondée sur le pouvoir des médias, les sondages occupent une place grandissante. Anne-Marie Gingras, professeure de science politique à l’université Laval et spécialiste des enjeux médiatiques québécois, affirme qu’il s’agit « d’artefacts, c’est-à-dire de produits fabriqués par les élites et les acteurs sociaux » et que « la majorité des sondages et l’opinion publique qu’on en déduit constituent des instruments servant à légitimer les acteurs, des politiques publiques ou des projets de toute nature, des instruments plus symboliques que réels » (1996 : 132). Le fait de voir dans les médias qu’un sondage a été fait affirmant ce que les Québécois pensent est un argument politique en soi qui sert à influencer justement l’opinion publique. Le sondage s’avère un outil incomparable de gestion de l’opinion publique : « on vise à convaincre les personnes hésitantes, soutenir les moral des troupes, impressionner l’adversaire, déclencher ou soutenir une vague d’appui ou un mouvement de protestation » (1996 : 156).
L’idée même de l’opinion publique correspond à l’idéal démocratique libéral voulant que le peuple ait des idées politiques valables et qu’il ne suffise que de l’interroger pour savoir ce qu’il pense. Pour Patrick Champagne, sociologue français, « […] tout donne à penser que l’« opinion publique » n’est que le produit de la rencontre entre un phantasme politique traditionnel – faire parler « le peuple » dans les régimes où celui-ci est censé être la source de la légitimité du pouvoir – et une technologie sociale moderne – le sondage, le questionnaire fermé et le dépouillement presque instantané par ordinateurs » (Champagne, 1990 : 43). Le sondage agit comme un instrument de légitimation politique développé en prétendant avoir accès à l’opinion publique.
La rhétorique de la scientificité
Mieux, un des arguments rhétoriques très fort dans les sociétés occidentales est celui du caractère scientifique d’une démarche. Il n’est pas rare de voir des journalistes réaliser des entrevues avec les experts qui ont produit des sondages afin de les questionner sur leur analyse de la société québécoise et même sur leurs prévisions, tout ça étant fait sous le couvert de la « scientificité ». Ainsi, « le poids et la légitimité des sondages d’opinion sont devenus tels qu’il est peu de questions de journalistes qui aujourd’hui ne se fondent, directement ou indirectement, sur les résultats de sondages passés, qui ne soient suscités par la parution récente d’un sondage ou qui ne donnent l’idée d’en faire réaliser un » (Champagne, 1990 :152).
Toutefois, l’opinion publique, objet d’étude en soi très complexe, ne peut se mettre en boîte aussi facilement avec des questions comportant souvent la « bonne » réponse, avec des méthodes et des techniques fortement questionnables. La véracité de ces sondages peut être questionnée puisque les individus sont interrogés sur des sujets qu’ils connaissent mal (qui peut maîtriser tous les dossiers d’actualité?) et dont la représentation est construite à partir des médias qu’ils consomment.
Crise de la représentation politique
Afin d’analyser la façon dont les médias contribuent à l’entretien d’un discours sur la crise de la représentation, Érik Neveu, chercheur réputé à l’Institut d’études politiques de Rennes, analyse différents médias français. Il rappelle qu’il faut éviter de tomber dans le discours fataliste puisque le thème de la crise de la représentation n’est pas un phénomène nouveau et qu’il revient régulièrement dans les différents cycles politiques. Selon l’auteur, les journalistes tirent profit de la crise de la représentation. « Désigner la représentation comme un lien malade et distendu c’est dévaloriser la composante essentielle de la légitimité des élus : leur désignation par le suffrage universel; c’est aussi s’ériger en médecin qui établit les diagnostics et prescriptions pour restaurer la bonne représentation » (1993 : 7).
Des causes diverses
Neveu constate que les causes de la crise de la représentation, et de ce qu’il nomme même la « débauche politique », sont premièrement le décalage entre les partis politiques et la société civile, le « poids excessif pris par les « coups », les « petites phrases » et les gesticulations destinées aux médias dans la stratégie des professionnels de la politique » (1993 : 5), la personnalisation excessive des hommes et des femmes politiques et enfin, la vacuité des discours de ceux-ci.
Pour Champagne (1990 : 147), « l’apparition, le développement et surtout la diffusion des nouveaux moyens modernes de communication, qui deviennent des points de passage obligés de la carrière des hommes [sic] politiques ayant une ambition nationale, ont entraîné un déplacement progressif du centre de gravité de l’espace politique, des assemblées parlementaires vers les médias ».
En somme, si les analyses divergent sur les rôles et les effets des médias au Québec, on constate que la situation est complexe et ne se résout pas en pointant du doigt un ou l’autre des acteurs. Pour Jamieson et Monière, la façon dont se sélectionne et se construit la nouvelle, influence l’opinion publique ainsi que les prises de décisions. Charron constate que la sphère médiatique est un vaste lieu de négociation dont les contraintes du milieu journalistique mettent plus fréquemment les sources politiques en position de pouvoir. Pour Champagne et Neveu, les médias contribuent à cette crise de la représentation politique de par l’intérêt qu’ils ont à s’ériger en possesseurs de vérité et d’objectivité et par les différentes méthodes médiatiques utilisées pour structurer l’information. Chose certaine, le système médiatique au sein de la démocratie relève d’influences et d’interactions complexes dont la culpabilité des effets négatifs ne peut être attribuée à un acteur ou à un autre. Toutefois, cette situation n’est pas sans conséquence sur l’accessibilité de la sphère publique dont les médias se font plus souvent qu’autrement les indélogeables gardiens.
Bibliographie commentée
- CHAMPAGNE, Patrick (1990) Faire l’opinion, le nouveau jeu politique, Éditions de Minuit, Paris.
Constatant la nouvelle importance dans le champ politique de différents acteurs politiques (relationnistes, spécialistes des communications, sondeurs…), Champagne présente une analyse sociologique de l’utilisation du concept « opinion publique ». De nombreux moyens utilisés – sondages, débats politiques à la télévision, tribunes téléphoniques - sont autant de mythes visant à donner la parole au peuple. En contrepartie, la scène politique devient de plus en plus hermétique, réservée seulement aux spécialistes. Pour l’auteur, cette situation de « démagogie savante » est une menace pour l’idéal démocratique.
- JAMIESON, Kathleen Hall, WALDMAN, Paul (2003) The press effect, politicians, journalists, and the stories that shape the political world, Oxford University press, USA .
Cet ouvrage présente les différentes fonctions des médias : la presse jouant le rôle de conteur d’histoire, de psychologue amateur, de diseur de bonne aventure, de constructeur d’événement, de patriote. Évitant le piège de pointer les médias comme responsables de tous les maux, les auteurs présentent un regard lucide sur les effets des actions des journalistes. L’analyse est appuyée par de nombreux exemples du monde médiatique états-unien de l’été 2000 au début de 2002. Le traitement médiatique des présidentielles de 2000, le 11 septembre 2001 et de nombreux événements liés servent d’illustration à la thèse des auteurs.
- NEVEU, Érik (1993) « Médias et construction de la « crise de la représentation » : le cas français », Communication, vol. 14, no. 1, p. 20 à 54.
Dans cet article, Neveu analyse les différents discours journalistiques sur la question de la crise de la représentation ainsi que ses effets. Il met en lumière les thèmes majeurs et s’interroge sur le rôle des journalistes dans cette dévalorisation politique. Enfin, l’auteur constate l’interdépendance entre les politiciens, les journalistes et les spécialistes de la communication et se questionne sur la configuration réelle de la sphère publique actuelle dans la société française mais aussi dans les autres sociétés occidentales.
Bibliographie
- Conseil de presse du Québec et Centre d’études sur les médias (2002) Médias et vie démocratique, Séminaire tenu à Québec le 1er novembre 2002, CPQ et CEM.
- CHARRON, Jean (1994) La production de l’actualité, Une analyse stratégique des relations entre la presse parlementaire et les autorités politiques, Boréal, Québec.
- CHARRON, Jean, LEMIEUX, Jacques, SAUVAGEAU, Florian (1991) Les journalistes, les médias et leurs sources, Gaëtan Morin Ed., Québec.
- CHOMSKY, Noam, Robert W. McChesney (2000) Propagande, médias et démocratie, Éditions Écosociété, Montréal.
- DAGENAIS, Bernard (1993) « En temps de crise, les médias sont des acteurs à part entière : octobre 1970 au Québec », Communication, 14, no 1, p. 56-81.
- GINGRAS, Anne-Marie,
- (1996) Médias et démocratie, Le grand malentendu, Presses de l’Université du Québec, Québec.
- (1996) « Les médias comme espace public : enquête auprès de journalistes québécois », Communication, vol. 16, no. 2, p. 15 à 36.
- GUILLEBAUD, Jean-Claude (1993) « Les médias contre la démocratie », Esprit, no 4, p. 8 à 101.
- LALANCETTE, Mireille (2002) « C’est la faute aux médias! », pistes de recherche pour une étude renouvelée de la communication politique », Communication, 21, no. 2, p. 159-172.
- MONIÈRE, Denis (1999) Démocratie médiatique et représentation politique, Presses de l’Université de Montréal, Montréal.
- DE VIRIEU, Francois-Henri, La médiacratie, Flammarion, 1990, France.
Sites web
Action critique médias
http://www.acrimed.org
Actualité en classe
http://www.actualiteenclasse.com
Associations des journalistes indépendants du Québec
http://www.ajiq.qc.ca/liens.html
Centre des ressources en éducation aux médias
http://www.reseau-crem.qc.ca
Centre d’études sur les médias
www.cem.ulaval.ca
Conseil de presse du Québec
http://www.conseildepresse.qc.ca
Fédération professionnelle des journalistes du Québec
http://www.fpjq.org
Réseau des médias alternatifs du Québec
http://reseaumedia.info

Partager cet article